Voyage Portugal mai 2007
Équipe DR400 HL
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Dimanche 06 mai 2007
Départ vers 10h, très nuageux et brumeux. La visibilité est inférieure à 8000m et la couche est soudée vers 1500’. Rennes nous informe que les conditions MTO sont IMC vers Rennes. Montée vers le niveau 65 dans une percée providentielle.
Nous n’avons revu le sol que vers La Rochelle. La fin du trajet se faisant le long de la côte, nous arrivons dans le Golfe de Gascogne qui s’avère très brumeux. Nous sommes autorisés en finale directe 22 à San Sébastien.
Après avitaillement et repas léger, départ vers Santander, qui est le point de rendez-vous avec l’équipe de Lorient qui vient de Libourne avec un avion loué.
Après les retrouvailles à l’aérogare, départ vers Santiago, en longeant la côte nord de l’Espagne révélant un relief très montagneux. Arrivée vers 20h locales sur une superbe piste très longue, juchée sur une colline à l’est de Santiago.Lundi 07 mai 2007
Matin : visite de la ville et surtout de la cathédrale de Saint Jacques de Compostelle, lieu de ralliement de tous les pèlerins d’Europe par les fameux chemins de Saint Jacques.
Après-midi : départ vers Porto. Parking très loin de l’aérogare où l’équipe de handling (parcage, transfert entre l’avion et l’aérogare, plan de vol, météo), environ 5 personnes nous accueillent. Ce qui justifiera une sacrée facture le lendemain. Superbe hôtel dans une ancienne maison bourgeoise, le logis dans un jardin splendide, le tout proche du métro sur les hauteurs de Porto, adresse à retenir.
Soirée : repas dans un restaurant portugais typique.Mardi 08 mai 2007
Matin : visite de la ville en prenant le métro (gestion des tickets assez curieuse), esplanade de la cathédrale San Bénito, d’une librairie ancienne, et des quartiers le long du Douro (fleuve serpentant dans Porto). Repas le midi chez Taylor’s, producteur de Porto, super adresse à ne pas manquer (merci Jean-Claude), le vaste restaurant surplombe la rive gauche du Douro. Visite guidée des caves avec bien sur dégustation …de porto. Hips ! Pardon !
Après-midi : balade en bateau sur le Douro. L’équipe se scinde en 2 ensuite pour la fin de l’après midi
Soirée : Nous remontons un cortège interminable d’étudiants fêtant leur fin d’année universitaire : genre de défilé de chars décorés aux couleurs de chaque école, dans un joyeux tintamarre. L’équipe se retrouve au restaurant où nous terminons la soirée en écoutant du fado.Mercredi 9 mai 2007
Matin : des formalités très longues, très très longues.….. Le passage de la douane, malgré le fait que nous soyons des vols privés, a été à la limite du ridicule, mais sécurité oblige, nous avons dû passer comme tous les autres passagers des vols charters ou réguliers sous les portiques, subir la fouille et le tri du contenu des sacs, le contrôle du contenu des divers flacons de produits de toilette. Les bouteilles de Porto achetées la veille chez Taylor’s ont failli rester sur place, car toute substance liquide est interdite en cabine ! S’il est vrai que la consommation excessive de porto peut s’avérer dangereuse, ce n’est tout de même pas une bombe. Après maintes palabres et insistance, les dites bouteilles ont pris un autre chemin dans l’aérogare, sous bonne garde, pour nous être rendues au moment de notre transfert en minibus vers l’avion après le paiement de la taxe d’atterrissage relativement légère et du handling quant à lui prohibitif comme évoqué plus haut. Départ vers Coimbra, ouf !
Midi : Arrivée Coimbra où 5 mn après l’atterrissage, nous savourions notre repas au restaurant du petit aérogare (de la taille de celle Granville), constituant un contraste plus que saisissant avec l’étape précédente. La chaleur est accablante (32° attendues pour l’après-midi). Visite de la ville, de l’université et de sa célèbre bibliothèque sur 3 étages, dont seulement 2 sont accessibles aux visiteurs. Repos bien mérité dans un parc ombragé en dessous de l’université.
Soirée : repas en ville au bord d’une petite fontaine.Jeudi 9 mai 2007
Matin : départ vers Cascais via le VOR de Fatima. Le contrôle nous oblige à éviter le terrain et la zone militaire de Villa Real. La couche se soudant, nous ne retrouverons le sol que quelques nautiques avant Cascaïs. Le contrôle commençait à s’inquiéter de nos conditions de vol et nous demandait de descendre afin d’éviter les arrivées de Sintra et de Lisbonne. Voyant la piste, et malgré notre position correcte, j’ai eu un doute, car celle-ci me paraissait très longue par rapport à la VAC. En fait la distance utilisable était très inférieure par rapport à la longueur dégagée sur le terrain. J’ai cru à un moment me tromper de piste, et la confondre avec celle de Sintra située plus au nord. Le contrôle me rassure, je suis au bon endroit.
Après-midi : train vers Lisbonne, visite de la ville en autobus à impériale avec 2 arrêts permettant les traditionnelles photos : parc dominant la ville et la fameuse tour carrée de Belém, le long du Tage. Retour en soirée vers Cascais en train.
Soirée : après une promenade à la fraîche en bord de mer, dîner à CascaisVendredi 10 mai 2007
L’examen de la situation météo nous indique qu’il est temps de rentrer car les perturbations qui arrivent par l’ouest du Portugal pourraient nous barrer le passage des Pyrénées vers la France et même après. Décision est prise de partir vers Valladolid au plus tôt et poursuivre vers les Pyrénées dans l’après midi. Les reliefs à passer nous obligeront à monter au niveau 75.
Après-midi : vol vers Biarritz pour HL, inutile d’aller plus haut, le temps nous manque et les conditions météo sont mauvaises au dessus de Bordeaux. L’équipage du ZS poursuit vers Libourne accessible sans problème.Samedi 11 mai 2007
Dernière nuit à 2 pas de l’océan, Petite visite Biarritz et son bord de mer en attendant qu’il fasse meilleur plus haut.
Départ vers Avranches vers 15h. Le temps se dégrade dès le franchissement de la Loire Après la pluie rencontrée peu après Rennes, si besoin était de nous rappeler que le voyage touchait à sa fin, après les immenses pistes de nos escales ensoleillées, l’atterrissage sur le taxiway, à 17h45 donnait le coup de grâce.Quelques conclusions.
Compréhension de l’anglais aéronautique avec les espagnols et les portugais sans trop de problème. Bonne couverture météo et passage des plans de vol informatisés relativement simple malgré un outil quelque peu capricieux, un peu style borne Olivia dans presque tous les aéroports. Petite précision, le plan de vol (en Espagne) doit être accepté pour passer le contrôle en vue de regagner l’avion sur le parking. Espace aérien relativement simple et peu chargé en trafic. Les terrains militaires et leurs espaces associés sont systématiquement contournés. Peu de VFR. Le grand terrain de Porto est à éviter en raison des tarifs dissuasifs et de la lourdeur des contrôles.
Petit terrain accueillant, celui de Coimbra. Un peu plus de trafic toutes proportions gardées à Cascais, avec une école professionnelle, Aerocondor.
Total temps de vol: un peu plus de 15hr.L'équipe (Brigitte LAURENT, Jean Claude KURDZIEL, Philippe MESGUEN)